Shred Da Ground – Paris

La première édition du Shred Da Ground a eu lieu à Grenoble en Septembre dernier, rapidement suivie de la seconde à Bordeaux en Octobre. Portés par de jeunes activistes motivés à faire bouger les choses, ces deux premiers rassemblements ont été un succès. Le concept maintenant bien connu est assez simple à appréhender, même pour les moins vifs d’esprit d’entre nous : un contest qui se déroule dans la rue et non pas dans un skatepark.

The first Shred Da Ground event took place in Grenoble last September, and was quickly followed by a second one in Bordeaux in October. Ran by young activists eager to make things happen, the two first gatherings were a real success. The concept is now well understood and really simple to grasp, even for the slowests of us : a competition happening in the streets and not in a skatepark.

Si tout ça ne vous semble pas particulièrement original aujourd’hui, ça l’était bien plus en l’an 2000 lorsqu’Azikiwee Anderson et Jon Julio lancèrent ce format de compétition en créant l’IMYTA (I Match Your Trick Association), qui deviendra par la suite une sorte de franchise internationale. Ils organisèrent la 1ère édition en marge des X-Games de San Francisco, à l’époque lointaine où il y avait encore du roller. Vinrent ensuite Los Angeles, New York City, Escondido, Detroit, Atlanta, Puerto Rico, Amsterdam et enfin Paris, à Bercy en 2001 et La Défense en 2003. Avec à chaque fois des chiées de sponsors et ce qui se fait de mieux en terme de skating.
Bref, pour ceux qui ont raté les épisodes précédents et qui veulent des cours de rattrapage c’est par là (bon courage pour la musique) :

If all of that doesn’t seem to be so original today, it was a lot more back in 2000 when Azikiwee Anderson and Jon Julio launched this kind of contest by creating the IMYTA (I Match Your Trick Association), which would become some sort of international franchise. They organised the very first edition aside from the X-Games of San Francisco, at the far distant time when blading was still part of it. Next came Los Angeles, New York City, Escondido, Detroit, Atlanta, Puerto Rico, Amsterdam and finally Paris, in Bercy in 2001 and La Défense in 2003. Every time it was backed by shitloads of sponsors and what was the best in terms of skating.
Putting things short, for those of you who missed the previous episodes and want to catch up, it’s right here (oh btw good luck bearing with the music):

(Ou par vous même en recherchant sur google videos : IMYTA)
(Or help yourself on google video search : IMYTA)

Donc oui ma brave dame, laissez moi vous dire que quand vous avez dépassé les 15 ans de roulette, un street-contest, et bien ça vous évoque des choses ! Beaucoup de choses même ! Alors quand il est question d’en organiser un à La Défense…
Faut dire que la France et les compétitions de roller dans la rue, c’est quand même une vieille histoire. Que l’on parle de session plus ou moins organisée ou de vrai contest de street. Je crois me rappeler d’un truc organisé par le 912 à Bercy vers la fin des années 90 (à confirmer). Mais pour sûr, on peut parler de Destroy The Way, de Bling Bling Contest, de Tower Power, de BYT mais aussi de l’ESA toujours en vie et qui approche les 15 ans d’existence, ou encore du traditionnel rail contest pendant le FISE…

So yes my good man, let me tell you that when you’ve spent more than 15 years on wheels, a street contest brings back a few memories. A whole lot of stuff actually. So when it comes to having one at La Défense…
Well actually France and street comps share a lot of history. From more or less organised session to real street comps. I think I remember something organised by the 912 crew in Bercy around the end of the 90s (to be confirmed). Or we can talk about Destroy The Way, Bling Bling Contest, Tower Power, BYT but also ESA still going strong for 15 years, or the traditional rail contest during the FISE…

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Des anciens combattants

 

Peu importe l’endroit : Lille, Lyon, Rennes, Nantes, Paris, Dijon, Tours, Orléans, Angers, Reims, Grenoble, Bordeaux, Caen, Montpellier, Brest, Saint-Lô, c’est à chaque fois le même prétexte qui te faisait traverser la France en long en large et en travers. Le but de tout ça ? Découvrir de nouveaux terroirs et voir des types se foutre la gueule en l’air pour rien d’autre que la gloire. Ah oui, et souvent aussi pour la soirée qui va avec.
Enfin bon, vous n’êtes sûrement pas là pour vous coltiner les divagations pseudo-historiques d’un de ces vieux connards qui pense avoir tout vu et tout fait.

Doesn’t matter where: Lille, Lyon, Rennes, Nantes, Paris, Dijon, Tours, Orléans, Angers, Reims, Grenoble, Bordeaux, Caen, Montpellier, Brest, Saint-Lô, it has always been the same excuse that made us cross France back and forth, from north to south, from east to west. The reason behind all this ? Explore and discover new territories and watch people fuck themselves up for no other purpose than glory. Oh yeah,  and pretty often for the after party going on with it.
Well, you’re probably not here to put up with the pseudo-historical ravings from one of these old cunts thinking he has seen and done everything.

Le rendez-vous est donc donné pour 13h, Pont de Neuilly s’il vous plaît. Une belle esplanade nous attend avec des murets plats à perte de vue, à droite comme à gauche, bien longs et glissants. Le tout sans civils innocents pour se faire percuter par nos sauvageons à l’horizon, ce qui est une bonne nouvelle pour que les enfants s’amusent. Sur place, on a déjà pas mal de monde. Nos habituels néo-gitans français et bon nombre de parisiens sont là, avec quelques petites surprises internationales en plus : Pottier, Sam Croft, Jacob Juul, un Eugen Enin jamais trop vu par chez nous ainsi qu’un Suisse casseur de spots, un certain Beat Schillmeier rebaptisé Truespinator. C’est aussi le moment idéal pour des apéritifs/retrouvailles hasardeuses avec des têtes sorties tout droit du passé.

The meeting point is set at 1pm, on Pont de Neuilly. A nice plaza is waiting for us with flat ledges going as far as the eye can see, both on the right and left sides, long and butter sliding. Plus there’s not a single innocent civilian to get collided with our wildings, which is a good news for our kids to have fun.
There are already quite a lot of people there. Our usual French neo-gypsies and a great number of Parisians are here, his time along with a few international surprises : Pottier, Sam Croft, Jacob Juul, an Eugen Enin not often seen on our land and a Swiss spot wrecker, a certain Beat Schillmeier renamed Truespinator. It also happens to be the perfect timing for welcoming/reunion drinks with faces coming straight from the past.

Shred Da Ground - Paris - 2016 - © Maxime Hillairaud

On se croirait le 8 Mai.

 

De jeunes ambitieux aux dents longues affûtent leur cran-d’arrêt pendant que de vieux briscards se retrouvent une jeunesse. Certains sirotent quelques roteuses en profitant du spectacle alors que d’autres rechaussent et nous montrent qu’ils sont toujours forts à l’aise sur des roulettes. Pour un certain Mathieu Heinemann, c’est aussi l’occasion de revenir rôder près des lieux de son crime…
Pas mal de cabrioles plus loin, une fois tout le monde bien chauffé et les poules expédiées, on se met en mouvement.

The ambitious and hungry up and comers sharpen their blades while the OGs find in themselves the adrenaline of their youth. Some guys are sipping on their brews enjoying the show while others buckle up and show they’re still quite efficient on their wheels. For a certain mister Heinemann, it’s also a good opportunity to come back around his previous crime scene…
After a good number of boot actions, once everyone warmed up and the heats sent, it’s time to get going.

Le deuxième spot est constitué de deux kink rails incurvés en pente douce. Il y a peu de place pour prendre son élan, on sent la pression qui monte un peu, d’ailleurs ça commence vite à s’envoyer dans tous les sens. Je vais essayer d’éviter de vous imposer l’interminable liste de tricks. On retiendra quand même les grinds to 360° grind ce que tu veux et autres switch ups tordus de Victor Daum et d’Eugen E. en plus d’un distaster fastslide fort couillu de ce dernier. Issus de la scène parisienne, de la Greg Breger Academy de Nantes ou bien d’ailleurs en province, n’oublions pas nos jeunes talents prometteurs et bien de chez nous qui n’ont pas démérité, loin de là.

The second spot consists of two mellow curved kink rails. The run up is short, man can feel the pressure slowly building up and soon enough tricks are thrown in every direction. I will try to avoid a long description on who did what, but we’ll surely remember some of the grinds to spins to grinds whatsoever and other loony switch ups from Victor Daum and Eugen Enin, along with a nasty disaster fastslide from the later. Let’s not forget the young gunz coming from the Parisian scene, the Greg Breger’s academy of Nantes, or from elsewhere in the country, who all represented quite strongly.

Shred Da Ground - Paris - 2016 - © Maxime Hillairaud

Parmi les anciens combattants, le retour d’Asterix !

 

Notre petite troupe repart en direction du dernier champ de bataille. En chemin, on passe devant un parc public complètement retapé qui a rouvert depuis peu. A l’entrée, un gros ledge en marbre qui part tout droit, bien haut au dessus des marches, avant de plonger brutalement. Il n’a jamais été roulé. C’est un scandale, on ne peut pas passer sans rien faire ! Rapidement, c’est un casting de choix qui s’y colle : Rémy Meister au premier essai, Mathieu H., Nicolas Emery et notre Suisse américain. Comme ils sont assez experts dans ce genre de choses, le spot est vite plié. Nicolas E. se paie même le luxe de survivre à un blocage à grande vitesse to vol plané la tête la première dans les marches, sûrement un des plus beaux tricks de la journée.

Our little band sets way towards the last battleground. On our way we pass by a public park freshly rebuilt that just re-opened. By the gate, a big marble ledge starting flat and high above the stairs before brutally plunging to the ground on a curve. It has never been skated and it’s outrageous, we cannot just go by without doing anything. Quite quickly it’s an all-star cast who’s going for it : Rémy Meister first try, Mathieu H, Nicolas Emery and our Swiss American. As they are quite experts skating that kind of spots, the ledge is promptly closed. Nicolas E. even affords the luxury of surviving a super fast stop to head first dive on the stairs, quite frankly one of the best tricks of the day.

Shred Da Ground - Paris

Un autre ancien combattant, dont on vous reparlera bientôt !

 

Le spot final est lui tout sauf sexy. C’est un rail incurvé, raide et en inox bien collant. Il est jouxté d’un ledge de la même forme mais recouvert de petites plaques de marbre. Il y a un bon espace entre chacune d’entre elles et l’arête est coupante à souhait, soit tout ce qu’il faut pour se hacher menu. Ronan Algalarrondo y laissera son pantalon et un morceau de fesse pour son top soul. Le fishbrain coutera moins cher à Mathieu H.
Dans la catégorie « ceux sur qui on peut toujours compter pour faire le taff » Guillaume Le Gentil et Nicolas Auroux sortent encore du lot. On appréciera l’alley-oop fishbrain grabbé infernal du petit moustachu.

The last spot is everything but sexy. It’s a steep, curvy rail, made of sticky stainless steel. By its side, a similar shaped ledge but covered by small marble slabs. There’s a small gap between each and the edge is sharp as a blade, everything you need to chop and mince yourself. Ronan Algalarrondo’s pants and piece of butt cheek are still up there from his topsoul. Mathieu H will have fewer problems on his fishbrain.
Concerning “those whom we can always count on to do the job”, Guillaume Le Gentil and Nicolas Auroux stand out from the crowd. We’ll strongly appreciate the hellish grabbed alleyoop fishbrain from the small moustached maniac.

Shred Da Ground - Paris - 2016 - © Maxime Hillairaud

Résistant, depuis 1942.

 

Ça tourne rapidement à l’affrontement entre Eugen E. et Victor à grand coup de rotations to grind. Notre parisien clôture le tout avec un full cab alley oop top porn et un 450° top soul first try. Après les petites délibérations d’usages, c’est un jeune homme qui a bien donné de sa personne, heureux et en sang, qui repart avec le magot. Un grand merci à Lucas Spenle et Al Barbuto pour l’organisation ainsi qu’aux sponsors. De même qu’à tous ceux qui sont venus se mettre en danger pour notre plus grand plaisir et sans qui rien ne serait possible.

The battle quickly turns into a clash between Eugen and Victor, both throwing big spins to grind. Our Parisian shuts down the show with a full cab alleyoop top porn and a hurricane topsoul first try. After the usual small talks between the judges, the happy and all bloody young guy who spared no effort gets away with the money.
Big thanks to Lucas Spenle and Al Barbuto for organising this event, as well as to the sponsors. All the same to all who came to brave the dangers of the streets for our greatest delight, and without whom nothing would be possible.

1. Victor Daum
2. Eugen Enin
3. Nicolas Auroux
4. Romeo Stochi
5. Guillaume Legentil

 

Shred Da Ground - Paris - 2016 - © Maxime Hillairaud

Il a dicté l’armistice… à un allemand.

Merci encore à Ronan Algalarrondo, Maxime Hillairaud et Thibaut Vankemmel pour les photos !